Publié le 7 juillet 2026 Mis à jour le 8 juillet 2026

L'histoire de la propriété en vidéo

À l’occasion de la sortie prochaine de son Traité d’histoire du droit foncier, Gerard Chouquer (historien et archéogéographe du CNRS & AFA) présente quatre vidéos qui visent à renouveler l’histoire de la propriété de l’Antiquité romaine à l’Ancien Régime, sous le patronage de l’Académie d’Agriculture de France, avec le soutien d’Aquilon Découvertes (Bureau d’étude en monuments historiques). Pour la troisième vidéo, consacrée au régime de domanialité dans les royaumes médiévaux, il invite Nicolas Bilot, archéologue et archéogéographe et Valérie Ménès-Redorat, historienne du droit, pour en discuter sur des sites archéologiques en Valois.

À partir du XIe siècle, le système féodal pyramidal implique la concession de tenures (fiefs) par le roi à des tenants (seigneurs/vassaux) qu'ils concèdent à leur tour à des tenanciers (paysans) pour leur exploitation économique. L’autorité des rois sur leur royaume, dispersée et réduite par la féodalité, tient au système de serment, qui n’empêche pas les indépendances locales. Les rois cherchent donc à renforcer leurs pouvoirs territoriaux. La mesure des progrès de l’extension de la domanialité royale peut se faire à travers l’étude comparée de la France et de l’Angleterre, qui révèle une nouvelle théorie de la propriété contractuelle « paramontale », illustrée par l’exemple de la colonisation agraire dans l’Oise et l’Aisne sur le terrain. Le village de Marolles (Oise) illustre la formation, dès 1110-1120, d’une « villeneuve » par l’arrivée d’hôtes (« colonisation interne »). L’architecture des châteaux de Nesle-en-Dôle et de Fère-en-Tardenois est caractéristique des rivalités entre le roi de France et les comtes de Champagne. L’ensemble permet de déterminer les contours de la notion juridique de domanialité royale qui recouvre un territoire, des prérogatives régaliennes et un ensemble de revenus (fisc).